|
|
Petites
formations liturgiques à Saint Laurent-sur-Sèvre, par
le Père Louis Groslambert :

4/
Le cérémonial des chants
Il était une fois un homme
qui, d’un air paternel, dit à un enfant : « je te donne
un florin si tu me dis où est Dieu ». L’enfant lui a
répondu : « je te donne deux florins si tu me dis où
Dieu n’est pas ». Cette histoire est là pour relativiser la
question de la présence réelle du Christ dont les théologiens ont
si souvent parlé. Il me semble que ce qui fait problème, ce n’est
pas que le Christ soit présent : il est partout ! C’est
plutôt que nous lui soyons présents. Ce qui fait problème c’est
notre présence réelle.
C’est pourquoi
on a dit que les chants devaient être en connexion avec les rites.
On pourrait penser qu’il s’agit seulement de porter attention à
la chronologie et à la synchronisation, de chanter les chants de
Noël à Noël, de chanter le psaume après la 1ère
lecture et l’alléluia avant l’évangile. Or il faut penser que
le lien entre le chant et le rite est encore plus étroit. Prenons
le cas du Kyrie. C’est une adresse au Christ Seigneur, victorieux
du péché parce qu’il a aimé jusqu’à mourir. On peut chanter
Kyrie au bon moment… mais on peut aussi deviner que cette adresse
au Christ qui a révélé un amour plus grand que nos péchés sera
plus manifeste si quelques personnes orientent leur regard et tout
leur corps vers la croix. Car elles assurent ainsi leur présence
réelle devant le Christ. Voilà un cérémonial qui aide le chant à
sonner juste, à livrer son suc. Prenons le cas de l’alléluia.
C’est une acclamation par laquelle chacun invite son entourage à
louer Dieu. Pour qu’on ait envie de louer Dieu, il ne suffit pas
que l’orgue ait donné l’intonation ; il faut qu’on ait vu
quelque chose qui indique l’arrivée d’une grande joie.
Rappelez-vous la parabole des jeunes filles sages : au milieu de
la nuit elles entendent « voici l’époux qui vient » et
ça les fait lever et ça les met en joie. On comprend que les
fidèles ont envie de chanter ’alléluia’ si un signe de la venue
du Christ leur a d’abord été donné. Le cérémonial idéal de
l’alléluia consiste à attendre que le diacre ou le prêtre se
lève, prenne l’évangéliaire sur l’autel ; alors, au
moment où il montre à l’assemblée le livre des paroles qui font
traverser la mort, l’assemblée a un motif de s’exhorter à la
louange. A moins que deux personnes, postées de part et d’autre de
l’évangéliaire et le désignant de la main reproduisent avec leur
alléluia l’exclamation de la parabole « voici l’époux qui
vient ». Ce positionnement du corps permet notre ange gardien
de nous chuchoter à l’oreille : « surveille ta présence
réelle au Christ ! » Prenons le cas de l’acclamation
« saint le Seigneur ». Cette acclamation est intimement
liée à la préface : par une phrase comme « c’est
pourquoi nous chantons d’une même voix : Saint ». Cette
imbrication de l’acclamation dans le cours de la préface montre
que l’assemblée souscrit à l’énoncé des motifs de louange que
le prêtre adresse au Père ; le cérémonial idéal consiste à
faire en sorte qu’il n’y ait pas d’intervalle entre les
dernières syllabes du prêtre et le chant. Il suffit que la préface
soit chantée, ou que l’orgue donne le ton discrètement pendant
que le prêtre prononce les dernières syllabes de la préface. Cet
enchaînement permet à notre ange gardien de nous chuchoter « sois
réellement présent à la louange » Prenons enfin le cas
de l’agneau de Dieu. Le chant accompagne la fraction du pain, geste
auquel les disciples ont reconnu le Christ à Emmaüs, et geste qui
doit donc se faire ostensiblement pour que les fidèles reconnaissent
aussi le Christ. Pour que tous soient présents à cette révélation
et tournent leurs yeux vers l’autel, il est bien qu’on fasse le
cérémonial suivant : la ou les personnes qui chanteront Agneau
de Dieu se mettent à proximité de l’autel, regardent le geste de
fraction et chantent « agneau de Dieu ». Ce
positionnement du corps permet à l’ange gardien de dire à chacun
« là se passe quelque chose d’important : sois y
présent »
Il ne s’agit pas d’être
cérémonieux, empesé, pompeux. Il s’agit de chercher la manière
d’allier le chant à l’action liturgique pour y être présent.
Et d’éviter de faire des choses non coordonnées. Le Christ est
là ; il entre en conversation avec nous, et sa présence réelle
est son affaire. L’enfant de l’histoire rappelle, comme l’ange
gardien, que ce qui est l’affaire de l’homme c’est d’être
réellement présent au Christ, … comme le choriste est présent à
la musique.
|
|
Hommage
à Mgr Jean Amesland

Voici le
texte de l’hommage rendu à l’ouverture du huitième
rassemblement des chorales liturgiques à celui qui fut avec lui-même et Suzanne Martin, l’un des
« Inventeurs » des Ancolies.
Au cours
de cette année 2007 des
serviteurs de la musique liturgique
nous ont quittés :
Jean
Amesland, prêtre du diocèse de Dax,
responsable diocésain du chant
liturgique. Il convient de nous rappeler au début
de ce congrès, que Jean
Amesland est l’un des fondateurs de
l’Ancoli, l’un des initiateurs du premier congrès
Ancoli à Lourdes au mois d’avril 1986, il
y a 21 ans. Vous avez déjà lu ou vous
lirez cette belle aventure
des congrès Ancoli aux pages
52-53 de votre Livret du Choriste » Vous avez déjà lu ou vous lirez dans notre Revue »Voix
Nouvelles » l’hommage qui lui
est rendu.
Lire
l'hommage à Mgr Jean Amesland par le père Claude Raffin
|
|
|
Le bulletin d'adhésion à Ancoli 2010 - 2011 vient de paraître.
bulletin à télécharger ici
|

Dossier d’inscription à télécharger ici
|
Diaporama-reportage de la Masterclass "Direction de chœur liturgique"
qui a eu lieu 10-11 octobre 2009 à Issy-les-Moulineaux, réalisé par Muriel Hontaas.
---->Voir le diaporama
|

Photo-reportage du stage national de chant liturgique 2009 à St Laurent sur Sèvre en juillet 2009
|
Les IXèmes Ancolies auront lieu le week-end des 29-30 octobre 2011 à Lourdes.
|
Congrès
Diocésain des Chorales Liturgiques et hommage
à Mgr Jean Amesland, co-fondateur de l’Ancoli

Dimanche
12 octobre, la cathédrale de Sarlat était
remplie par les choristes participants à
ce dixième rassemblement, environ 150 venus
de tout le diocèse de Périgueux et
Sarlat.
Un
programme choisi parmi des œuvres écrites
soit par le Père Amesland lui-même,
soit par le Père Gélineau, soit encore
quelques-uns des compositeurs contemporains appréciés
des choristes de l’ANCOLI et eux aussi disparus,
comme : Lucien Deiss, Charles Villeneuve, Jacques
Berthier, etc… ou plus traditionnels comme Jean-Sébastien
Bach et Georges-Frédéric Haendel.
Deux
invités de marque : le Père Claude
Raffin, premier président de l’ANCOLI, venu,
spécialement de sa Vendée, et Madame
Boris, la sœur du Père Amesland, qui accompagnait
une délégation de choristes venus
des Landes (où le Père Amesland résidait).
Le
Père Raffin a lu à tous les choristes
une lettre que, l’actuel président de l’ANCOLI,
Paul Craipeau, adressait à tous.
L’après-midi
eu lieu un partage de souvenirs autour du
Père Amesland : le lundi de Pentecôte
1985 où fut créée l’Association
nationale des chorales liturgiques, puis le premier
rassemblement à Lourdes pour Pâques
1986 ; ensuite le congrès qui remplit le
Palais omnisports de Bercy en 1988 . Quelques conseils
laissés par le Père Amesland furent
réentendus: « Prenez la tenue de service »,
« Il ne faut pas laisser les pierres vides… »,
« l’Eglise qui chante, c’est toute l’Eglise,
chorale, fidèles, instruments… ». C’est
ce qui fut fait tout au long de l’après-midi
de ce dimanche.
|
Stage
national de Carpentras
Le stage national de chant
liturgique 2008 a eu lieu à Carpentras du 13 au 20 juillet.
Cette session avait pour objectif de proposer
une expérience spirituelle et musicale aux chefs de choeur, choristes, chantres
et animateurs, en leur proposant de découvrir du répertoire liturgique et
sacré.
 Quelques
instants du stage.
>
Lire le reportage
|
LOURDES
: LES ANCOLIES 2007
 Photo
DR/Ancoli-Voix Nouvelles
Dimanche
4 novembre, à l'heure de l'Angelus au pied de
la basilique du Rosaire, les évêques de
France qui tiennent alors à Lourdes leur conférence
plénière d'automne, viennent de concélébrer
en la basilique du Rosaire une messe chantée
par un chœur formé par plus de 150 chefs
des chorales ANCOLI. Rencontre des choristes du
8ème rassemblement dit des " Ancolies 2007-Magnificat
" avec leurs évêques s'apprêtant
à poser pour la traditionnelle photo officielle.
Les
Ancolies 2007
sous l'oeil de Chantal Cousin et le
regard de Damien Hubert
|
|
 Chantal Cousin (voir son diaporama)
|
 Damien
Hubert (voir son diaporama)
|
|
(Photos DR
/CC-Ancoli-Voix Nouvelles & DH-Sce Com. diocèse de
Clermont)
Les
Ancolies 2007...Magnificat !!
 Crédit photos DR : Damien Hubert, Chantal
Cousin, Ancoli/Voix Nouvelles
Dans la basilique St Pie
X, des milliers de voix ont retenti "pour annoncer des temps d’amitié
sans frontière…"
Marie, la première, nous
apprend à connaître Dieu, à l'aimer, à le louer. Avec elle, nous disons
"Magnificat anima mea Dominum", et nos huitièmes Ancolies n'ont cessé
de "chanter cette joie qui est la nôtre d'être sauvés", pour
reprendre l'expression de Mgr Le Gall : "si nous chantons, c'est
parce que nous sommes aimés, parce que nous sommes pardonnés, et que nous
voulons répandre cette bonne nouvelle". Nous voilà donc envoyés, une fois
encore, après ce rassemblement de 7000 choristes constituant pour un temps la
plus grande chorale liturgique de France. Envoyés pour dire les merveilles de
Dieu et pour être "sa merveille d'aujourd'hui" (P. de La Tour du
Pin).
Les impressions d’Elisabeth Gauché
Le carnet de bord de Marie-Anne Tasei
Commandez
les meilleurs moments en CD, cassettes audio,
DVD
|
D'une
Ancolie à l'autre
ANCOLI
a fêté le 25è anniversaire de
sa fondation en janvier
2008. Parmi les temps forts de son
histoire prennent place les rassemblements
nationaux. Voici tracés en 8 petits
tableaux les souvenirs des " Congrès
" désormais baptisés
" Les Ancolies ".
Lourdes
12 et 13 avril 1986 "EPIPHANIE" ,Paris-Bercy
- 1, 2 et 3 juillet 1988 "L'ACCLAMATION",
Lourdes- 27 et 28 octobre 1991 "PÉLERINAGE",
Nantes - 29 et 30 avril 1995 "JUBILATION",
Lourdes - 26 et 27 octobre 1998 "L'ESPRIT",
Lourdes - 3 et 4 Novembre 2001 "PAROLE",
Mulhouse - 3 et 4 juillet 2004 "
RÉJOUISSANCE", Lourdes 3
et 4 novembre 2007 "MAGNIFICAT"
|
|
Archives
et Reportages
|
|
|
Copyright (c) 2001 Ancoli. Tous
droits réservés.
Le référenceur des
meilleurs sites catholiques francophones
|
|
Vincent DECLEIRE
Les différents répertoires de la liturgie catholique dans les paroisses de France : de la coexistence à la communion ? Quelques éléments pour une réflexion.
pour l’Assemblée Générale de ANCOLI, le 16 mai 2009, texte révisé en décembre 2009
Tout le monde peut constater la diversité et les différences des répertoires dans les paroisses catholiques de France suivant la réforme de Vatican II. Est-ce un problème ? Une chance ? C’est un fait, et il faut donc en tenir compte. Le bureau de ANCOLI m’a demandé de vous donner aujourd’hui quelques éléments de réflexion pour nourrir vos échanges et entretenir vos débats. Pour ce faire, je commencerai par esquisser ce que devrait être l’horizon spirituel de la musique liturgique. Puis je me pencherai sur quelques répertoires particuliers, j’examinerai les répertoires d’un point de vue diachronique et je creuserai le lien entre les répertoires et les communautés vivantes. Je m’interrogerai ensuite sur la juste place du jugement esthétique, et pour finir, je ferai quelques propositions sur une gestion possible de l’hétérogénéité des styles.
Lire le texte intégral
|
|
Interview
du Père Pierre Barthez
Originaire du diocèse de Toulouse, le père Pierre Barthez a rejoint Paris pour prendre
la responsabilité de la musique au Service national de pastorale liturgique et
sacramentelle.
Ce sont ses 4 ou 5èmes
Ancolies, dont il nous redit l’intérêt. Pour lui un tel rassemblement est un
stimulant pour les communautés chrétiennes . Le chant nous permet de
transformer les individualités en une assemblée qui célèbre. Le chant choral
dans une paroisse doit être une locomotive, elle doit donner le goût de la
louange à la communauté, elle fait partie de l’assemblée.
La chorale est source d’unité, elle doit trouver
l’équilibre entre les divers courants et les diverses sortes de chants. La
chorale n’est pas une vitrine, on ne l’écoute pas, elle doit entraîner
l’assemblée.
La chorale peut être aussi un lieu d’appel pour les jeunes
qui aiment la beauté. Les chants sont un outil qui peut donner aux jeunes le
goût de la foi.
Quel est le rôle du SNPLS ?
IL est là pour faire se rencontrer des gens différents, et
faire tomber les non-dits qui se sont installés au cours des années par manque
de dialogue.
Qu’est-ce qui vous paraît le plus important aujourd’hui
pour notre Eglise ?
Ce qui me tient le plus à cœur c’est que nous ayons des
communautés qui chantent. La liturgie doit être révélatrice de ce que nous
célébrons. Lorsque l’on est amoureux on chante, et que serait une assemblée qui
ne chanterait pas l’amour de Dieu qu’elle célèbre ?
(
Interview recueillie par Marie-Anne Tasei)
|
|
Samedi 4 juillet 2009: obsèques du Père Jean LEBON dans la cathédrale de Lille
Monseigneur Ulrich, l'archevêque
présidait la célébration, entouré des prêtres de l'année d'ordination
de Jean et de nombreux autres, ainsi que d'une assemblée
impressionnante, par le nombre et la qualité de sa participation et la
prière d'action de grâce qui l'animait. Les textes bibliques retenus
pour cette célébration : 2 Timotée, 4, 1-8 et l'évangile d'Emmaüs (Luc
24, 13-25) avec le psaume 22 en réponse à la 1ère lecture.
Né en 1933, ordonné le 19 décembre 1959, Jean Lebon fut professeur
au petit séminaire d'Haubourdin, prêtre en paroisse : (ND de
Consolation à Lille, Flers) puis à la cathédrale où il était
responsable de la musique liturgique et des célébrations.
Il fut aussi directeur de l'Institut de musique liturgique de Lille,
chef de la chorale Alléluia avec laquelle il réalisa plusieurs
enregistrements.
Ce fut encore le rédacteur en chef d'Église qui chante de 1976 à 1996 (date de la création de Voix Nouvelles).
On lui doit par ailleurs un livre "Pour vivre la liturgie" (éd. du
Cerf) et dernièrement un recueil de "Vingt polyphonies pour les
chorales paroissiales", édité par Voix Nouvelles.
Témoignage de Pierre CARDON:
" Jean n'a jamais "quitté le terrain". Il ne pouvait pas concevoir son
travail musical en dehors des assemblées au milieu desquelles il a
vécu."
C'est un ami de l'ANCOLI qui dispararaît. Il nous manquera.
|
|