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 photos
Vincent Breton
(nécessite Real Player)

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MULHOUSE
: LA FÊTE
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« Réjouissons-nous, avec toute l'Eglise ! »
C'était la fête à Mulhouse, lorsque près de 5000
choristes ont chanté ensemble. C'était la joie et l'émotion dans les bus et
dans les trains pour le retour. L'homme a besoin de faire la fête, l'homme a
besoin de ces moments de ressourcement. « J'aime ces rassemblements, car malgré la diversité des gens et des
genres, on sent l'unité des cours dans la prière à Dieu, et c'est très
réconfortant. On aimerait que beaucoup d'autres vivent ces moments forts »,
écrivait une congressiste de Vendée, au retour de Mulhouse. « Prier, chanter, célébrer le Seigneur, mettre
le chant liturgique au service de la Parole, prier cette parole sur du chant
qui enchante, Parole d'autant priée qu'elle est bien chantée » . telle
est la joie du choriste. |
 Cl. Vincent
Breton - © Ancoli
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 Cl. Vincent
Breton - © Ancoli
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Pour tous ceux qui ont eu la joie
de participer au Congrès Ancoli de Mulhouse, il ne reste plus qu'à se laisser
travailler par cette expérience musicale qui nous dit l'Eglise, qui dit notre
foi.
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Congrès de Mulhouse :
Les produits souvenir sont à commander auprès du secrétariat de l'Ancoli :
CD
audio,
cassette
vidéo et DVD, reprenant les grands moments du congrès
Affiches
Tee-shirts
Livrets
du congrès disponibles auprès de « Voix Nouvelles »
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 Cl. Vincent
Breton - © Ancoli
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CHORALES
ET MYSTERE PASCAL
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Communication de Serge Kerrien, diacre, membre du Centre
National de Pastorale Liturgique au congrès Ancoli de Mulhouse.
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Un congrès, comme celui d'Ancoli,
est, bien sûr, l'occasion de chanter ensemble. Mais il doit être davantage et
nous donner la possibilité de réfléchir aux fondements de ce que nous faisons
lorsque nous chantons dans la liturgie. Il doit nous aider à nous poser la
question suivante : pourquoi chanter en chour dans la liturgie ?
Avons-nous bien observé ce que la liturgie vient de
réaliser au cours de la célébration de ce matin ? Le cierge pascal en
était le centre ; la prière était adressée au Christ et Saint Paul nous a
appelés à être, à l'exemple du Christ, lumières au cour du monde.
Cela veut dire que le Christ est au centre de la prière
liturgique et que, comme le dit le concile Vatican II « la liturgie est l'exercice de la fonction
sacerdotale du Christ » (SC n° 7).
Dire cela, c'est affirmer que la liturgie, et tout ce qui
y participe, est autre chose que l'expression du « groupe
catho ». Dans la liturgie, c'est quelqu'un que l'on célèbre : le
Christ, dans son mystère pascal.
La liturgie n'est donc pas « un discours sûr », mais
la proposition d'un itinéraire de foi qui mène à l'expérience de Dieu. Elle
nous tourne vers Dieu et cela nous construit en une communauté croyante et
célébrante. La liturgie n'est pas l'expression de tel ou tel groupe : elle
est ce que nous donne l'Eglise pour nous structurer en croyants. Elle est le
lieu privilégié où le croyant fait l'expérience du mystère pascal du Christ.
Cela entraîne un certain nombre de conséquences pour nos chorales.

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 Cl. Vincent
Breton - © Ancoli
Des chorales au
service de l'assemblée
- Nous
avons à apprendre à mourir à nous-mêmes pour que nos assemblées vivent. Il
nous faut accepter de mourir à nos habitudes, à nos routines, à nos
certitudes, à nos répertoires intangibles pour revivre, avec nos assemblées, à d'autres manières de
célébrer par le chant et la musique.
- Il
nous faut avoir le souci de l'assemblée. Pas d'une assemblée virtuelle ou
idéale, mais de l'assemblée qui est habituellement la nôtre. Et porter ce
souci, c'est donner sa place à l'assemblée, toute sa place, chacun
remplissant complètement sa fonction, mais uniquement sa fonction.
- Nous avons à recentrer notre liturgie sur le
Christ, et donc à retrouver, dans le rapport du chant au rite mis en ouvre, les
grandes postures de la foi. La chorale, si elle est consciente de la grandeur
de son rôle, peut modeler et modéliser les expressions de la foi, faire de chaque
membre de l'assemblée, tour à tour, un chrétien qui supplie, qui acclame,
qui chante la louange ou l'adoration. ? Chanter n'est pas un acte
banal, dans la liturgie. C'est un acte
de foi et le chant, non seulement dans ses paroles, mais aussi dans
les attitudes spirituelles qu'il génère, est une véritable nourriture pour
la foi.
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- La
liturgie, et particulièrement la liturgie eucharistique, construit le
corps du Christ. Quelque chose de l'Eglise s'édifie à chaque fois que nous
célébrons : encore faudrait-il nous demander quelle Eglise nous
édifions vraiment. Au moment où nos communautés se regroupent pour
dessiner un nouveau visage d'Eglise, nos chorales peuvent jouer un rôle
essentiel. Si elles acceptent de chanter ensemble, de se déplacer là où
l'Eglise célèbre, de travailler un répertoire commun à une paroisse,
d'oublier leurs querelles de préséance, alors elles construisent l'Eglise
d'aujourd'hui et préparent celle de demain. Vous qui chantez dans une
chorale, vous avez vocation à être des bâtisseurs de communauté. Si vous
ne remplissez pas cette vocation, en lien avec le mystère pascal, c'est la
vérité de votre chant qui est en jeu.
- La chorale remplira un vrai service de la prière,
si elle permet à chacun de se laisser faire, de se laisser modeler par l'action
liturgique. Cela suppose que le rite liturgique soit premier, que la chorale
l'aide à se déployer et à prendre tout son
sens. Elle remplira un vrai service si elle permet que le silence
advienne et que la Parole soit entendue, parce que Dieu se révèle dans le
silence. La qualité du silence qui naît du chant est le critère fondamental
pour savoir si la chorale a rempli son rôle.
Construire l'Eglise
On le voit. Comprendre la liturgie comme
célébration du Christ dans son mystère pascal n'est pas sans conséquences sur
nos pratiques qu'il nous faut revisiter à cette lumière-là. Il y va de la
vérité de notre vocation baptismale. Au jour de son baptême, chacun a été fait
prêtre, prophète et roi » ; prêtre pour la louange, prophète pour
l'annonce du salut, roi comme membre d'un Royaume à construire. Si nous avons
conscience de notre vocation baptismale, nous devons dans nos
chorales, vivre de cette triple fidélité : entraîner le peuple de Dieu
dans la louange, annoncer au monde qu'il est sauvé, construire l'Eglise. |
 Jean-Michel
Dieuaide Cl. Vincent
Breton - © Ancoli
La mission est difficile et demande beaucoup de
renoncements ; Vous en êtes tous capables. Pour tout ce que vous faites déjà, pour tout ce que vous
ferez encore, merci, mille fois merci.
Serge Kerrien - CNPL
Parmi tous les échos...
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L'organisation du congrès nous a semblé
bien pensée, nous avons retenu :
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la présence d'une vraie cloche d'église à l'entrée de
la grande salle,
- l'ambiance joyeuse, « en famille », parmi les
5000 choristes,
- la beauté des chants,
- la grande technicité et la pédagogie de Jean-Michel
Dieuaide pour la direction des 5000 choristes et la mise en place des
créations,
-
la détente amenée par les interventions, le samedi, du
troubadour Célestin
-
les célébrations priantes du lucernaire dans différentes
églises, souvent combles.
...celui de choristes de Talence (Bordeaux)
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J'y suis allée...
 Cl. Vincent
Breton - © Ancoli
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...pour accompagner
mon époux et le petit groupe de notre paroisse St Barthélémy en Tiffauges. Nous étions environ 50 dans le car, de toute la Vendée.
D'autres vendéens, profitant de leurs vacances, nous avaient devancés
dans cette belle région d'Alsace et nous nous sommes
retrouvés à Mulhouse avec plaisir. Je m'étais bien promis de laisser les
« choristes » entre eux, d'aller me promener pendant les répétitions
et ainsi de pouvoir profiter de la célébration bien au point, le dimanche...
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Mais il n'en fut pas ainsi ! L'organisation faisant,
le Palais des Congrès qui nous accueillait était situé dans une zone
industrielle en rénovation ! Donc, pas de balade possible, pas de
boutiques pour musarder... J'ai donc emboîté le pas des
« choristes », me promettant de faire du « play-back », moi
qui ne chante pas, qui n'avais appris aucun des chants inscrits dans le livret
couvert de portées de notes de musique, de signes barbares qui étaient pour moi
un peu comme du chinois et puis voilà, ce je ne sais quoi de magique que l'on
découvre parfois lors de grands évènements - un chef de chour passionnant,
passionné, compétent, plein d'enthousiasme, d'humour, d'exigence ; des
congressistes par milliers, venant de toute la France, seulement pour chanter,
des rencontres chaleureuses avec des Alsaciennes et Alsaciens si heureux de
nous accueillir et les voix qui s'élèvent, qui produisent ensemble des mélodies
incroyables. Entraînée par mes voisines, devant, derrière, sur les côtés, j'ai
chanté - chanté avec tous, les notes se sont apprivoisées, j'ai appris à me
repérer au niveau des voix, des chours, fortissimo, moderato, en avant...
J'ai été portée par cet enthousiasme contagieux, cette
volonté de chacun de donner le meilleur de soi - c'était FORMIDABLE - j'ai eu
le frisson et la chair de poule lors du dernier canon de la célébration.
Je souhaite que d'autres, nombreux, puissent vivre de tels
moments d'amitié, d'enthousiasme, qui permettent de découvrir, de s'enrichir et
de donner ensuite.
Je ne suis pas pour autant devenue une
« choriste » convertie, mais j'ai pu partager, ressentir cette
expérience vocale et j'en suis heureuse.
Il y avait aussi une décoration graphique et florale
exceptionnelle, qui donne des idées, des idées qui nous aident... comme disait
Mgr Doré dans l'homélie «mourir à nos habitudes pour vivre le
mystère Pascal et construire ensemble l'Eglise ».
...celui d'une
vendéenne
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CONGRES
DE MULHOUSE : LA
PRESSE EN A PARLE
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Extrait
du quotidien « L'Alsace » du 5 juillet 2004

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