MULHOUSE 2004

 

 

 


photos Vincent Breton

 

 
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(nécessite Real Player)

 

MULHOUSE : LA FÊTE

« Réjouissons-nous, avec toute l'Eglise ! »

C'était la fête à Mulhouse, lorsque près de 5000 choristes ont chanté ensemble. C'était la joie et l'émotion dans les bus et dans les trains pour le retour. L'homme a besoin de faire la fête, l'homme a besoin de ces moments de ressourcement. « J'aime ces rassemblements, car malgré la diversité des gens et des genres, on sent l'unité des cours dans la prière à Dieu, et c'est très réconfortant. On aimerait que beaucoup d'autres vivent ces moments forts », écrivait une congressiste de Vendée, au retour de Mulhouse. « Prier, chanter, célébrer le Seigneur, mettre le chant liturgique au service de la Parole, prier cette parole sur du chant qui enchante, Parole d'autant priée qu'elle est bien chantée » . telle est la joie du choriste.  


Cl. Vincent Breton - © Ancoli


Cl. Vincent Breton - © Ancoli

Pour tous ceux qui ont eu la joie de participer au Congrès Ancoli de Mulhouse, il ne reste plus qu'à se laisser travailler par cette expérience musicale qui nous dit l'Eglise, qui dit notre foi.

Congrès de Mulhouse : Les produits souvenir sont à commander auprès du secrétariat de l'Ancoli :

    CD audio,

    cassette vidéo et DVD, reprenant les grands moments du congrès

     

    Affiches

    Tee-shirts

     

    Livrets du congrès disponibles auprès de « Voix Nouvelles »

     

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Cl. Vincent Breton - © Ancoli

CHORALES ET MYSTERE PASCAL

Communication de Serge Kerrien, diacre, membre du Centre National de Pastorale Liturgique
au congrès Ancoli de Mulhouse.

Un congrès, comme celui d'Ancoli, est, bien sûr, l'occasion de chanter ensemble. Mais il doit être davantage et nous donner la possibilité de réfléchir aux fondements de ce que nous faisons lorsque nous chantons dans la liturgie. Il doit nous aider à nous poser la question suivante : pourquoi chanter en chour dans la liturgie ?

Avons-nous bien observé ce que la liturgie vient de réaliser au cours de la célébration de ce matin ? Le cierge pascal en était le centre ; la prière était adressée au Christ et Saint Paul nous a appelés à être, à l'exemple du Christ, lumières au cour du monde.

Cela veut dire que le Christ est au centre de la prière liturgique et que, comme le dit le concile Vatican II « la liturgie est l'exercice de la fonction sacerdotale du Christ » (SC n° 7).

Dire cela, c'est affirmer que la liturgie, et tout ce qui y participe, est autre chose que l'expression du « groupe catho ». Dans la liturgie, c'est quelqu'un que l'on célèbre : le Christ, dans son mystère pascal.

La liturgie n'est donc pas « un discours sûr », mais la proposition d'un itinéraire de foi qui mène à l'expérience de Dieu. Elle nous tourne vers Dieu et cela nous construit en une communauté croyante et célébrante. La liturgie n'est pas l'expression de tel ou tel groupe : elle est ce que nous donne l'Eglise pour nous structurer en croyants. Elle est le lieu privilégié où le croyant fait l'expérience du mystère pascal du Christ. Cela entraîne un certain nombre de conséquences pour nos chorales.


Cl. Vincent Breton - © Ancoli

 

Des chorales au service de l'assemblée

  1. Nous avons à apprendre à mourir à nous-mêmes pour que nos assemblées vivent. Il nous faut accepter de mourir à nos habitudes, à nos routines, à nos certitudes, à nos répertoires intangibles pour revivre, avec  nos assemblées, à d'autres manières de célébrer par le chant et la musique.
  1. Il nous faut avoir le souci de l'assemblée. Pas d'une assemblée virtuelle ou idéale, mais de l'assemblée qui est habituellement la nôtre. Et porter ce souci, c'est donner sa place à l'assemblée, toute sa place, chacun remplissant complètement sa fonction, mais uniquement sa fonction.
     
  2. Nous avons à recentrer notre liturgie sur le Christ, et donc à retrouver, dans le rapport du chant au rite mis en ouvre, les grandes postures de la foi. La chorale, si elle est consciente de la grandeur de son rôle, peut modeler et modéliser les expressions de la foi, faire de chaque membre de l'assemblée, tour à tour, un chrétien qui supplie, qui acclame, qui chante la louange ou l'adoration. ? Chanter n'est pas un acte banal, dans la liturgie. C'est un acte  de foi et le chant, non seulement dans ses paroles, mais aussi dans les attitudes spirituelles qu'il génère, est une véritable nourriture pour la foi. 
  1. La liturgie, et particulièrement la liturgie eucharistique, construit le corps du Christ. Quelque chose de l'Eglise s'édifie à chaque fois que nous célébrons : encore faudrait-il nous demander quelle Eglise nous édifions vraiment. Au moment où nos communautés se regroupent pour dessiner un nouveau visage d'Eglise, nos chorales peuvent jouer un rôle essentiel. Si elles acceptent de chanter ensemble, de se déplacer là où l'Eglise célèbre, de travailler un répertoire commun à une paroisse, d'oublier leurs querelles de préséance, alors elles construisent l'Eglise d'aujourd'hui et préparent celle de demain. Vous qui chantez dans une chorale, vous avez vocation à être des bâtisseurs de communauté. Si vous ne remplissez pas cette vocation, en lien avec le mystère pascal, c'est la vérité de votre chant qui est en jeu.
  2. La chorale remplira un vrai service de la prière, si elle permet à chacun de se laisser faire, de se laisser modeler par l'action liturgique. Cela suppose que le rite liturgique soit premier, que la chorale l'aide à se déployer et à prendre tout son  sens. Elle remplira un vrai service si elle permet que le silence advienne et que la Parole soit entendue, parce que Dieu se révèle dans le silence. La qualité du silence qui naît du chant est le critère fondamental pour savoir si la chorale a rempli son rôle.
  3. Construire l'Eglise

On le voit. Comprendre la liturgie comme célébration du Christ dans son mystère pascal n'est pas sans conséquences sur nos pratiques qu'il nous faut revisiter à cette lumière-là. Il y va de la vérité de notre vocation baptismale. Au jour de son baptême, chacun a été fait prêtre, prophète et roi » ; prêtre pour la louange, prophète pour l'annonce du salut, roi comme membre d'un Royaume à construire. Si nous avons conscience de notre vocation baptismale, nous devons dans nos chorales, vivre de cette triple fidélité : entraîner le peuple de Dieu dans la louange, annoncer au monde qu'il est sauvé, construire l'Eglise. 

 
Jean-Michel Dieuaide Cl. Vincent Breton - © Ancoli

La mission est difficile et demande beaucoup de renoncements ; Vous en êtes tous capables.
Pour tout ce que vous faites déjà, pour tout ce que vous ferez encore, merci, mille fois merci.

Serge Kerrien - CNPL

 

 

Parmi tous les échos...

L'organisation du congrès nous a semblé bien pensée, nous avons retenu :

  • la présence d'une vraie cloche d'église à l'entrée de la grande salle,
  •  l'ambiance joyeuse, « en famille », parmi les 5000 choristes,
  •  la beauté des chants,
  •  la grande technicité et la pédagogie de Jean-Michel Dieuaide pour la direction des 5000 choristes et la mise en place des créations,
  • la détente amenée par les interventions, le samedi, du troubadour Célestin
  •   les célébrations priantes du lucernaire dans différentes églises, souvent combles.

...celui de choristes de Talence (Bordeaux)

 

J'y suis allée...


Cl. Vincent Breton - © Ancoli

 

  ...pour accompagner mon époux et le petit groupe de notre paroisse St Barthélémy en Tiffauges.
Nous étions environ 50 dans le car, de toute la Vendée. D'autres vendéens, profitant de leurs vacances, nous avaient devancés dans cette belle région d'Alsace et nous nous sommes retrouvés à Mulhouse avec plaisir.
Je m'étais bien promis de laisser les « choristes » entre eux, d'aller me promener pendant les répétitions et ainsi de pouvoir profiter de la célébration bien au point, le dimanche...


Mais il n'en fut pas ainsi ! L'organisation faisant, le Palais des Congrès qui nous accueillait était situé dans une zone industrielle en rénovation ! Donc, pas de balade possible, pas de boutiques pour musarder... J'ai donc emboîté le pas des « choristes », me promettant de faire du « play-back », moi qui ne chante pas, qui n'avais appris aucun des chants inscrits dans le livret couvert de portées de notes de musique, de signes barbares qui étaient pour moi un peu comme du chinois et puis voilà, ce je ne sais quoi de magique que l'on découvre parfois lors de grands évènements - un chef de chour passionnant, passionné, compétent, plein d'enthousiasme, d'humour, d'exigence ; des congressistes par milliers, venant de toute la France, seulement pour chanter, des rencontres chaleureuses avec des Alsaciennes et Alsaciens si heureux de nous accueillir et les voix qui s'élèvent, qui produisent ensemble des mélodies incroyables. Entraînée par mes voisines, devant, derrière, sur les côtés, j'ai chanté - chanté avec tous, les notes se sont apprivoisées, j'ai appris à me repérer au niveau des voix, des chours, fortissimo, moderato, en avant... 

J'ai été portée par cet enthousiasme contagieux, cette volonté de chacun de donner le meilleur de soi - c'était FORMIDABLE - j'ai eu le frisson et la chair de poule lors du dernier canon de la célébration.

Je souhaite que d'autres, nombreux, puissent vivre de tels moments d'amitié, d'enthousiasme, qui permettent de découvrir, de s'enrichir et de donner ensuite.

Je ne suis pas pour autant devenue une « choriste » convertie, mais j'ai pu partager, ressentir cette expérience vocale et j'en suis heureuse.

Il y avait aussi une décoration graphique et florale exceptionnelle, qui donne des idées, des idées qui nous aident... comme disait Mgr Doré dans l'homélie  «mourir à nos habitudes pour vivre le mystère Pascal et construire ensemble l'Eglise ».

...celui d'une vendéenne

CONGRES DE MULHOUSE : LA PRESSE EN A PARLE

 

Extrait du quotidien « L'Alsace » du 5 juillet 2004


 

 


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